Un orage un jeudi soir, et le lendemain matin la caisse enregistreuse, le four professionnel ou le serveur informatique du local ne redémarrent plus. Beaucoup de professionnels découvrent à ce moment précis que leur contrat multirisque ne couvrait pas ce type de sinistre, faute d'avoir souscrit une garantie qu'ils pensaient déjà incluse.
Ce que recouvre exactement cette garantie
Les dommages électriques regroupent les sinistres causés par une surtension, un court-circuit, une variation de courant, la foudre ou une induction électrique. Une surtension est une élévation soudaine et anormale de la tension du réseau, capable d'endommager gravement des équipements électriques ou électroniques sans qu'aucun feu ne se déclare. C'est un point important : ce sinistre est distinct de l'incendie, distinct aussi du bris de machine accidentel, qui répond à un choc ou une chute plutôt qu'à une anomalie du réseau.
La garantie la plus fréquemment crue « déjà incluse »
Contrairement à l'incendie ou au dégât des eaux, la garantie dommages électriques figure rarement dans la formule de base d'une multirisque locaux professionnels : c'est une option ou une extension à souscrire explicitement. Un professionnel qui n'a jamais posé la question à son assureur découvre parfois cette absence seulement au moment du sinistre, ce qui en fait la garantie la moins comprise du secteur, précisément parce qu'elle ressemble à une évidence qui ne l'est pas.
Pourquoi cette garantie compte particulièrement en local commercial
Un local professionnel concentre souvent des équipements sensibles à la surtension : caisse enregistreuse, terminal de paiement, matériel de cuisine professionnelle, ordinateurs et serveur, chambre froide. Une panne simultanée de plusieurs de ces équipements après un même événement électrique peut représenter un montant de remplacement élevé, avec un arrêt d'activité en plus du coût matériel.
Ce qui varie d'un contrat à l'autre
La franchise applicable aux dommages électriques varie selon les assureurs, parfois exprimée en pourcentage du préjudice avec un plafond plutôt qu'en montant fixe. Aucun chiffre unique ne vaut pour tous les contrats : c'est une question à poser explicitement lors du devis, en listant les équipements sensibles réellement présents dans le local, plutôt qu'une case qu'on suppose déjà cochée.
Voir assurance incendie du local professionnel pour la garantie voisine mais distincte, et le formulaire de devis pour vérifier ce que couvre réellement votre contrat actuel.